L’air de rien
Deux personnages burlesques nagent dans un univers poétique et imaginaire, avec comme moyens d’expression le chant et leurs acrobaties maladroites et clownesques. Leur répertoire éclectique et aux diverses couleurs passe par des mélodies populaires italiennes ou russes, façon choeur de l’armée rouge ou des berceuses douces ou cruelles, un détour par Mozart ne leur fait pas peur, leur tour de chant devient un tour du monde.
Avec humour et dans une grande complicité, ils se dévoilent leurs joies, leurs peurs, leurs faiblesses, leurs grandes forces aussi. Cela implique quelques disputes, beaucoup de rires et surtout une tendresse infinie. Le spectacle peut être vu par les petits et par les grands. Le chant et le mouvement sont leurs moyens d’expression privilégiés. Tout passe par le jeu de ces deux personnages, qui s’apparentent au clown blanc et à l’auguste, à la comedia dell arte, ou même à Laurel et Hardy.
Inséparables, ils ne prennent vie qu’à travers l’autre, reflétant ainsi une part de notre humanité commune. Trouver sa voix, chercher sa voie est bien notre lot à tous. Et en tout cas quand l’entraide et la connivence mènent la danse, on est alors plus fort à deux.
L’écriture dramatique de l’air de rien est libre, directe, singulière et immédiate ; celle de la voix nue mise en scène à travers les chants du monde, celle d’une performance dans le mariage poétique du chant et du mouvement.
Avec l’aide du Service des Arts de la Scène de la Communauté française de Belgique
Presse
[…] Etonnantes joutes vocales, « L’air de rien » mêle le mime, le clown, les chants marins et l’opéra a cappella pour un magnifique travail sur le chant en latin, russe, suédois ou espagnol du XVIe siècle.[…] Agaceries et supercheries s’invitent en ce voyage initiatique où les deux protagonistes trahissent, gestuelle à l’appui, autant leurs joies que leurs peurs. Où tout se joue parfois à la corde à danser. Du théâtre comme on n’a pas l’habitude d’en voir. […]
In La libre Belgique, Laurence Bertels, samedi et dimanche 23 août 2009, p.43
Deux bouffons dialoguent par chants interposés. Un mélange insolite d’acrobaties circassiennes et de musique classique. Remarquable travail vocal que celui accompli par Luc Devreese et PierreDecuypere. Ils se sont lancés dans des duos a cappella tant de musique légère que de véritables morceaux de musique savante classique en évitant le piège du bel canto stéréotypé. Ils s’en tirent plus qu’honorablement. C’est plaisant. C’est remarquable. L’assaisonnement du récital par des attitudes de clowns, des acrobaties de cirque accentue l’aspect singulier d’un récital qui a néanmoins choisi la sobriété pour entremêler le sérieux et la fantaisie, la culture musicale et le burlesque. Résultat : un beau spectacle, fin, raffiné dont le contenu est plus que ténu. Il est clair que les deux artistes se font plaisir, que leur connivence est un régal.[…]
In Rue du Théâtre, Michel Voiturier, 28 août 2009
Galerie photo
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