La revue de presse de nos spectacles et activités.


 



Date de parution : 02/06/2015

THÉÂTRE ET ENFANT - DU THÉÂTRE NON FILTRÉ

Un article de Maria Zerchaninova, in Ecran et Scène, journal moscovite consacré au cinéma et au théâtre - février 2015

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(Traduction russe > français :  compagnie de la Casquette)

"Un truc super", proposé par la compagnie de la Casquette, est un chemin vers la compréhension de l’autre, via un langage clownesque, réunissant mouvement et parole. La problématique est ici complexe, mais les spectateurs sont âgés de minimum 6 ans. 

Cette troupe a été co-fondée en 1983 entre autres par Isabelle Verlaine, comédienne et metteure en scène, formée à l’Ecole Internationale Lassaad Saïdi de Bruxelles, lui-même proche collaborateur de Jacques Lecoq. Dans sa carrière de metteure en scène, Isabelle Verlaine poursuit cette technique de ce grand mime et pédagogue français, mais elle confie qu’elle admire également Slava Polunine.

Devant nous, deux clowns (formidables comédiens Miguel Camino et Alexandra Nicolaïdis) en train de répéter un duo de danse. Lui, timide, lent et bègue, affublé d’un pantalon trop court, un peu dégarni et bedonnant, est susceptible et arrogant. Elle, c’est une gymnaste sur ressorts, un singe mécanique, une pie qui arrive à peine à suivre l’ouragan de ses propres émotions. 

Tout est construit sur la différence des deux tempéraments, source d’innombrables gags : il manque de faire tomber sa partenaire, lui marche sur les pieds. A peine ouvre-t-il la bouche pour s’exprimer qu’elle a déjà tout dit, mais tout à l’envers. Et voilà qu’exaspéré, il essaie de s’approcher d’elle discrètement pour l’étrangler mais elle ne le voit pas, trop occupée à faire ses culbutes. 

En deux mots : une contradiction totale entre les partenaires. Derrière ce contraste de premier plan, s’en cache un deuxième plus subtil : lui se protège de sa maladresse par l’auto persuasion (« Je danse très bien ! ») ; elle, au contraire, perfectionniste, révèle un manque de confiance en soi (« je n’y arriverai pas »). Plus il s’impose, plus elle se décourage, au point de tomber sur scène comme une poupée cassée. 

« Comment lui dire que nous sommes nuls et que nous ne deviendrons jamais des champions ? »  pense-t-elle à voix haute, car elle ne sait pas se taire. « Eh ben, dis-moi que je suis le champion parmi les nuls ! » lui-souffle-t-il. Mais à peine arrive-t-elle à prononcer sa phrase qu’il s’effondre et décide de partir. C’est à partir de ce moment tragi-comique qu’ils commencent à s’entendre. Et puis, bien sûr, leur danse réussit de mieux en mieux, avec les portées et le grand écart.

D’un spectacle à l’autre se répète, doucement mais sûrement, la thématique de l’acceptation de la différence ; on exprime une tendresse envers un semblable différent ; on reconnait à l’autre le droit d‘être comme il est. Cette leçon résonne partout en Europe, quelle que soit la forme théâtrale empruntée.



Date de parution : 04/12/2014
http://www.bienpublic.com à Châtillon sur Seine (FR) les 4 et 5 décembre 2014.


Date de parution : 03/09/2014

"On va faire des groupes, je ne serai pas tout seul. Des groupes de deux... J'espère que je ne serai pas avec un nul!"
Voilà comment commence cette envolée clownesque qui nous emporte avec un humour tapageur dans un spectacle jubilatoire. Où, quand on est obligé de faire avec l'autre, quand on est prêt à tout pour avoir un ami, quand on a des petits problèmes d'estime de soi... eh bien il faut faire avec ! Un duo très physique, accompagné d'une pianiste, visite avec brio les relations humaines pas toujours folichonnes, les transports émotionnels et les non-dits ravageurs. Hilarant et rondement mené par une Compagnie de la Casquette au mieux de sa forme!

 

Programme de la saison 2014/2015 du Théâtre la Montagne magique - Bruxelles.

 


 l'article du Soir 


 l'article de la Libre



Côté droit, un piano, une batterie. La musicienne accompagnera les mouvements, les émotions, comme dans les salles du cinéma muet d’autrefois. Voici qu’il entre ; c’est un enfant timide, pataud, avec son sac, son k-way blanc et son ventre proéminent. Il va devoir faire équipe avec quelqu’un pour un petit spectacle. Une peur le ronge : être obligé de faire équipe avec un nul. On a déjà bien ri quand elle accourt sur scène, souple, légère, pétillante. Elle, c’est Céleste. Elle n’a peur de rien, sait tout faire, ne lui laisse pas placer un mot. Jouant sur ce contraste, les scènes comiques s’enchaînent. Les fusées du rire allument des émotions : moments de vie que nous connaissons tous, enfants ou adultes. Peur de ne pas être à la hauteur, difficulté de s’accorder à l’autre ou de l’aider, besoin d’être reconnu, aimé. Bravo à Alexandra Nicolaïdis et à Miguel Camino pour leur jeu irrésistible. Derrière leur nez rouge, ils nous offrent un pur moment de bonheur. (P.M.)

Philippe Mathy – Le Ligueur





Date de parution : 13/01/2014

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