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APO

A partir de 5 ans.

/// EN CRÉATION  ///

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Sur sa petite planète, Apo pépie comme un pinson.

Elle respire avec tant d’émerveillement qu’elle parvient à soulever le monde ! Enfin presque.

Apo est forte mais aussi fragile.

C’est vrai que vivre dans ce monde, c’est pas tous les jours facile.

Alors Apo pleure. Tant et tant qu’elle sombre dans l’envers des choses.

Là, dans le noir du noir, survit sa petite lumière.

 

La fragilité a-t-elle une place en ce monde ?

Où puiser de l’espoir quand on désespère de tout ?

 

Sans un mot, APO est une fable poétique, visuelle et intimiste sur la fragilité, la résistance et la force d'agir quand on se sent impuissant·e face au monde. 

Jeu et manipulation

Zoé Coutentin

Agathe Mortelecq

 

Ecriture

Zoé Coutentin

Agathe Mortelecq

Isabelle Verlaine

Alice Verlaine Corbion

 

Mise en scène, dramaturgie et direction d’écriture

Isabelle Verlaine

Alice Verlaine Corbion

 

Costumes

Natalia Fandiño

 

Recherche et écriture musicale

Alice Verlaine Corbion

Isabelle Verlaine

 

Régie et manipulation 

Colin Petit-Bain 

 

Conseils éclairés

Noémie Vincart

 

Aide précieuse

Miguel Camino

Maël Vial 

 

Remerciements

Sébastien Plazaneix

 

Production et diffusion

Yannick Boudeau - Compagnie de la Casquette

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NOTE D'INTENTION

Anxiété, peurs, et inquiétudes chez les enfants

Quand j’étais petite, j’étais une enfant très solaire, toujours souriante, pleine de vie et d’imagination. Très sociable et directive, je faisais de la cour de récréation un théâtre où je distribuais des rôles et des consignes de jeu.


Puis vers l’âge de 5-6 ans, la nuit, dans mon sommeil, je me suis mise à rêver de la fin du monde.

 

Pendant des années, et ce jusque récemment. Je l'ai vécu mille fois et de mille manières. Je faisais face à des catastrophes naturelles ou humaines, des villes englouties, des pluies de météorites, des lunes qui s'effon- drent... et dans mes rêves, je quittais la terre et voyageais, baladée dans l'immensité de l'espace.

A cette même période, je disais à mes parents que j’avais perdu “mon soleil”. J’étais sans le savoir touchée par le monde qui m’entourait, sans avoir d’outils pour le comprendre. Ce n’est que bien plus tard que j’ai appris à gérer mon anxiété et mes émotions. Aujourd'hui, encore, j’essaie de mieux les comprendre. J’ai mis des années à retrouver de l’espoir et je le dois principalement aux gens qui m’entourent. Je le dois à l’amitié et à l'amour. Je dois tout aux autres. En fait, je reste persuadée que sans les autres, on est rien.

“L’espoir est une discipline. (...) ne pas avoir d’espoir signifie que l’on renonce totalement à l’avenir. (...) on peut tout accomplir si l’on s’unit.”

Angela Davis


Un message qui peut paraître naïf ou simpliste mais qui pour moi prend tout son sens plus que jamais, surtout en ces temps difficiles. Le monde est en plein bouleversement. Ainsi de plus en plus d'enfants s'inquiètent, certains sont même en état de détresse psychologique. Pas étonnant puisqu’enfants, nous sommes de vraies éponges. Nous voyons tout autour, absorbons tout du monde, même les effets les plus anxiogènes.

Alors je me pose des questions: qu’en est-il de celles et ceux qui naissent dans ce monde aujourd’hui ? Comment grandissent-ils ? Arrivent-ils à garder espoir ?

 

En m’inspirant de mon histoire, je m’adresse à celles et ceux qui représentent notre futur, non pas pour faire peser le poids des générations passées, mais pour leur insuffler du courage et de l’espoir. Leur montrer qu’il n’y a rien qui soit insurmontable et que nos émotions, nos peurs et nos angoisses sont des balises, des guides pour nous aider à comprendre le monde.

Zoé Coutentin

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