Pour tous à partir de 6 ans.

Los Yayos

2009

MENTION SPÉCIALE

pour la "transcendance du quotidien"

aux Rencontres de Huy 2009.

« …On ne peut pas nous reprendre ce qu’on a déjà dansé. »


En passant la porte, deux petits vieux se retrouvent perdus en un lieu improbable. Les voilà condamnés à en subir les règles. Musiques et bruitages transforment chacun de leur geste en un cha cha cha, un tango, une valse aux allures clownesques. Requinqués, de plus en plus vigoureux, ils retrouveront le temps d’une danse, leur jeunesse enfuie.

Une dernière rencontre amoureuse qu’ils nous laissent en héritage.

Avec
Isabelle Verlaine Defaux

Miguel Camino Fueyo

Josselin Moinet (musicien)

Mehdi Missoumi (régie et bruitages)


Écriture, scénographie
Isabelle Verlaine Defaux

Miguel Camino Fueyo

Pierre Richards


Mise en scène
Pierre Richards


Composition musicale
Josselin Moinet


Costumes
Catherine Somers


Éclairages et construction
Guy Thérache

 

Vidéo
Boris Olivier, Edith


Mixage musique, mastering
Chris Devleeschouwer


Stagiaire technique
Mehdi Missoumi


Aide technique
Dominique Guns


Complicité
Gérard Corbion

Remerciements

Marie-Pierre Meinzel, Christophe Herrada, Pascal Pointet, Dan, Adrien, Monique Gelders, David de Salle, Philippe Morino, Sofia Yero, Joëlle Waterkeyn, Thierry Boivin

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1/1

"Ils sont vieux, très vieux, entrent sur un parquet de bal pour un dernier tour de piste... On rit, avec au coin des yeux une larme de nostalgie. Merveilleuse alchimie entre la musique, la danse et le mode burlesque. Des clowns comme ceux-là, on en redemande ! Un veston, une sacoche, deux pommes, une petite radio, tout est prétexte au rythme, à la danse, aux retrouvailles. Un merveilleux spectacle aux couleurs d’automne qui affirme avec force que c’est le printemps qui a raison."

In Le Ligueur en ligne, "Théâtre jeune public: les coups de coeur du Ligueur... La suite !, Philippe Mathy, p. 2

[...] "Danser" sera surtout le maître mot de "Los Yayos" mis en scène par Pierre Richards. Puisqu'on ne peut pas nous reprendre ce que l'on a déjà dansé."Que no nos quiten lo balaido". Au bout de leur vie, deux vieux cherchent la porte. D'entrée ou de sortie ? Ils ne savent plus où ils sont. Chez le coiffeur ? A la maison ? Non, au théâtre pour un dernier bal qui commencera par un tango et remontera le temps jusqu'au premier rendez-vous sur l'herbe, en passant par quelques rocks endiablés. Une immense tendresse émane de ce couple à la dérive. Agrippée à son manteau, à son sac et, surtout, au porte-monnaie assorti, Isabelle Verlaine incarne à merveille cette vieille femme toujours amoureuse. Prêt à la secourir à chaque instant, Miguel Camino Fueyo se montre attentionné et de plus en plus vigoureux. Remarquables de justesse, les deux comédiens, emportés par Josselin Moinet à la guitare ou au violon, offrent un voyage à contre-courant sur le fil de la nostalgie. [...]

In la Libre Belgique, Laurence Bertels, samedi 22 et dimanche 23 août 2009, p.43

[...] Bonheur aussi avec "Los Yayos" de la Casquette, qui voit deux petits vieux transformer le moindre de leur geste en un cha cha, un rock endiablé ou une séance de flamenco. C'est drôle, tendre, subtil (aucune parodie de danse mais au contraire une danse qui prolonge naturellement chaque action) et bourré de petites idées irrésistibles. [...]

In Le soir, Jean-Marie Wynants, samedi 22 et dimanche 23 août 2009, p.53

Danses de salon pour grands-parents frétillants

Pourquoi cesser de jouir de la vie quand on atteint le 3e âge ? Pourquoi ne pourrait-on rester fringants et conserver de la tendresse dans une nostalgie positive qui éclaire le présent au lieu de l’assombrir ?

Un couple de personnes âgées entre dans un lieu de pénombre. Il hésite, repart, revient. Il est dans une salle de bal à l’ancienne, un peu, toutes proportions gardées, comme dans « Le Bal » d’Ettore Scola et Jean-Claude Penchenat. Et, dans cette œuvre-là autant que dans cette œuvre-ci, pas de paroles. Le spectacle est visuel, enrobé de musiques, ponctués de bruitages. Il parcourt des décennies différentes.

Fameuse performance que celle d’Isabelle Verlaine et de Miguel Camino Fueyo ! Ils réussissent à bâtir leurs personnages à partir de gestes anodins, ordinaires, insignifiants qui se métamorphosent en danse. Les relations entre la femme et l’homme se lisent à partir d’une attitude, d’un tic, d’une action. La fluidité prévaut. D’une séquence à l’autre, les épisodes s’enchaînent.

Là apparaît une dimension psychologique. Les tensions qui agacent, les habitudes pratiquées inconsciemment, les anciennes rancœurs ressurgies. La tendresse qui les relie se laisse par ailleurs percevoir, discrète, omniprésente. Du coup, ils en deviennent touchants avec leurs querelles latentes, leurs manies supportées même si elles insupportent, leur nostalgie active qui se transforme en belle énergie de plaisir de vivre, au-delà des déficiences

physiques de l’âge, des difficultés à affronter les aléas journaliers. [...]
 

In Rue du Théâtre, Michel Voiturier, 24 août 2009

Deux petits vieux arrivent de nulle part, poussent la porte et se retrouvent sur une scène de théâtre, ou plutôt est-ce une salle de bal, plongée dans la pénombre ?
Eberlués, circonspects, ils découvrent l’endroit, sont attirés par le parquet qui les invite à la danse. La musique les emporte. Ils revivent toute leur existence, à rebrousse temps, agrémentée de cha cha, flamenco, rock’n roll, et autre tango. Elle, toujours aussi amoureuse, attentionnée, lui, tout autant prévenant, courtois. Les souvenirs se manifestent, les vieilles habitudes réapparaissent, frustrations et désillusions anciennes reprennent corps,

mais tout aussi vite oubliées, conjurées par l’immensité du plaisir de vivre.
 

In Sigma, Philippe Vassilief, 2009

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